408518_476346885757801_490313126_n

 

On a tous une idée plus ou moins précise de ce qu'est l'amour... dès notre plus jeune âge, normalement l'amour de nos parents (ou de ceux qui endossent ce rôle) nous enveloppe comme un nuage de douceur réconfortant. C'est chaud, c'est merveilleux, c'est l'amour avec un grand A. Nous aimons aussi en retour, instinctivement, passionnément et sans limites... 

Puis nous grandissons et nous faisons des rencontres, nous apprenons à aimer des inconnus, nous nous faisons des amis, nous aimons notre famille, nos animaux de compagnies, nos cousins, notre mamie, notre maitresse, nos peluches...  

A cet âge il n'y a pas de questions. L'amour existe, l'amour est là, . 

Puis...

Quelqu'un ne nous rend pas notre amour.

Et là c'est le choc. 

Nous souffrons de ce rejet tout en nous posant une avalanche de questions. 

Pourquoi ? Qu'ai-je fait ? Qu'est ce qui ne va pas chez moi ? Pourquoi il/elle ne m'aime pas alors que moi je l'aime ? Suis-je mauvais/se ? 

C'est à ce moment là je crois que chacun choisit de gérer ce sentiment de déception et de tristesse comme il le peut. 

Soit vous êtes bien entouré et votre maman ou votre papa vous explique que ce n'est pas de votre faute, que la personne est en colère pour telle ou telle raison et que ça lui passera, ou même cette personne s'explique d'elle même et les choses passent...

Soit, personne ne vous explique et vous en tirez des conclusions hâtives et destructrices. 

"Je ne suis pas à la hauteur, je ne mérite pas d'être aimée."

Et bien surs selon la personne qui nous rejette cela prend plus ou moins d'importance dans votre coeur. 

Ce peut être votre premier amour de maternelle, un copain, ou bien plus grave, l'un de vos parents, un membre proche de votre famille, votre 1er grand amour, votre soeur, votre frère... 

Ensuite c'est la dégringolade. L'enfant confiant et insouciant que vous étiez bien  a quelque chose en moins qu'avant. Un manque d'assurance, une blessure qui ne se referme pas, quelque chose qui fait que vous n'agissez plus de la même façon. Vous ne le remarquez peut être pas. Mais c'est toute votre âme, tout votre corps et toute votre façon d'être qui se modifie. 

Les gens le voient, et souvent en profite. Et même si les gens qui croisent votre route essaient de vous rassurer, vous ne les croyaient pas. Quelque chose est abîmé en vous et vous vous mettez vous même à rejeter des gens qui vous aimes, par peur de ne pas être à la hauteur, et vous blessez les autre à votre tour...

Et tout cela n'a de cesse de continuer et de prendre de l'ampleur tout au long de votre vie... les blessés blessent... 

Jusqu'à quand ? 

Jusqu'à votre mort si un jour vous ne trouvez pas la force d'y mettre un terme. 

Souvent, vous attendez de l'aide exterieur. Quelqu'un qui saura vous rassurer, combler ce vide qui vous ronge, vous aimer pleinement et guérir ce coeur qui saigne depuis trop longtemps.  

ARRETEZ DE REVER

Oui cette personne existe surement, j'ai un scoop, il y a même un grand nombre de personnes capables de faire ça ! 

Mais peu importe, car de toute façon vous finirez par les rejeter. D'une manière ou d'une autre, votre mal être pointera le bout de son nez pour semer en vous le doute et arracher le pansement sur votre plaie ! 

Et vous perdrez cette personne... aussi belle soit elle... aussi belle soit votre histoire... 


J'ai un autre scoop. 


Il y a une solution, se guérir soi même. 

Ca a l'air plus dur, pour je ne sais quelle raison, mais c'est pourtant ce qu'il faut faire. Pour être prêt à accueillir des personnes géniales qui vous rendrons pleinement heureux/ses il faut que déjà vous ayez pris conscience que le problème vient de vous, et que vous devez le régler sans essayer de remplir un vide en aimant mal. 

De quelle façon ? 


Je crois qu'il existe des tas de façons... il n'y a qu'à aller à la librairie pour se rendre compte que le rayon "développement personnel est plus que chargé. Bouddhisme, bien être, méditation, yoga, médecine chinoise et j'en passe, tout cela a le vent en poupe. 

On ne va pas s'en plaindre non ? Il semblerait que les gens aient enfin pris conscience que quelque chose n'allait pas, et qu'ils aient envie d'y remédier. 

Le problème c'est qu'il faut s'y retrouver la dedans... 

Alors sincèrement, je n'ai pas envie de vous donner de conseils sur la marche à suivre car je suis très mal placée pour le faire. 

Mais une chose est sûre, il faut arrêter de se voiler la face. Arrêter de croire que nous ne sommes pas heureux à cause des autres, ou parce que le prince charmant ou la femme parfaite n'existe pas. 

J'ai pensé cela pendant trop de temps, et j'en ai oublié l'essentiel. Qui je suis et pourquoi je ne suis pas heureuse. 

Je ne vous encourage pas à aller voir un psy, je ne peux pas les blairer, mais si votre coeur vous vous dicte d'aller en voir un : foncez ! 

Ce qui est bon pour l'un, n'est pas forcément bon pour l'autre. 

Certains ont trouvés la foi.

D'autre sont devenus bouddhiste. 

Mais en fait, ce n'est pas en entrant dans une religion que vous vous guérirez, c'est en faisant une introspection et une analyse de vous même, de ce que vous ressentez vraiment. Faites vous du pop corn, installez vous dans votre canapé et regardez le film de votre vie  en réflechissant à pourquoi vous êtes malheureux et pourquoi vous avez été en échec à tel ou tel moment. Demandez vous si la vie prend le bon sens, celui que vous voulez, celui qui vous rend heureux. 


Je crois que c'est la seule chose à faire. 

Bon j'entend d'ici certaines personnes se dire : mais t'es qui toi pour nous donner des leçons sur l'amour ? 

 

Je suis comme vous ! 

Et je ne donne pas de leçons, je partage juste ce que j'ai dans le coeur. 

Personnellement je suis encore très loin de retrouver la petite fille joyeuse qui aime et qui est aimée en retour sans se poser de questions. Il se trouve que je comprend certaines choses, mais que je n'arrive pas encore à les appliquer. Il se trouve que parfois je suis si triste que je pense que je ne me releverais pas. Il se trouve que j'ai peur en l'avenir et que parfois je crois encore que c'est les autres qui peuvent me sauver. 

Bien surs ce n'est pas le cas. 

Alors ce soir dans un moment de lucidité, je partage ces quelques mots sur mon blog en espérant ne pas les oublier. 

L'amour c'est nous. 

Afin de pouvoir le partager avec les autres à l'infini, puis plus particulièrement avec LA personne qui est faite pour nous sans rien détruire. 

Prenez soin de l'enfant qui est en vous.

 

Marge